Archives de l’auteur : admin

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Ce mardi 13 décembre 2016 aura lieu à 19 heures le Conseil municipal.

A cette occasion, les élus débattront des Orientations Budgétaires pour le budget 2017.

Ce sera l’occasion de découvrir, entre autres, que les impôts des Thorois vont augmenter, en 2017, de 12% pour la taxe d’habitation, 10% pour le Foncier Bâti, 2,3% pour le foncier non bâti. De plus l’endettement va repartir fortement à la hausse et les services publics en prennent un coup.

Pour la taxe d’habitation, l’augmentation prévue en une seule fois est supérieure à l’augmentation des taux entre 2009 et 2014. (5 ans)

Pour la taxe Foncier Bâti, l’augmentation prévue en une seule fois équivaut à l’augmentation des taux entre 2009 et 2014. (5 ans)

Pour la taxe Foncier non bâti, l’augmentation prévue en une seule fois équivaut à l’augmentation des taux entre 2011 et 2014 (3 ans)

Les Thorois apprécieront, au vu des promesses faites par le candidat Bayon de Noyer lors des municipales de 2014. (voir sa plaquette de campagne : “nous programmerons l’arrêt immédiat de toute hausse des taux des taxes locales…” et par Patrick Gay : “ il sera mis fin à toute augmentation du taux des taxes locales”.)

Thoroises et thorois, M le maire revient sur ses promesses de campagne et vous propose la triple peine : augmentation stupéfiante des impôts, un endettement qui repart à la hausse et des services publics locaux de plus en plus réduit.

Autriche : Élections présidentielles : un écologiste élu président de la république

Réaction de Philippe LAMBERTS, Président du groupe Verts-ALE:

«  C’est confirmé : l’ancien député et président du parti vert autrichien Alexander Van der Bellen a été élu de justesse président de la République. Le décompte des votes par correspondance a inversé le rapport de forces avec son concurrent d’extrême-droite Norbert Hofer.

La victoire d’Alexander Van der Bellen est d’autant plus heureuse qu’elle était loin d’aller de soi. La qualification pour le second tour d’un candidat écologiste relevait déjà de l’exploit en reléguant ceux des partis traditionnels chrétien-démocrate et social-démocrate,  en quatrième et cinquième places. Son élection confirme l’exploit, d’autant que ces partis traditionnels s’étaient abstenus de toute consigne de vote : en clair, pour eux il était aussi inacceptable (ou aussi acceptable) de voter pour un candidat d’extrême droite que pour un écologiste. Cela en dit long sur la confusion idéologique dans laquelle sont tombés ces partis, lesquels se sont de plus en plus laissés dicter leur agenda par l’extrême droite.

Au-delà du soulagement, le fait qu’au cœur même de l’Europe, trois quarts de siècle après la fin de la deuxième guerre mondiale, quasi 50% des citoyens fassent le choix d’un parti d’extrême droite ne peut que nous inquiéter, d’autant que sans atteindre ce niveau, les alliés déclarés ou objectifs du FPÖ de Norbert Hofer et Heinz-Christian Strache progressent partout en Europe.

Cet affrontement au sommet entre un projet de société écologiste, foncièrement démocratique, fondé sur l’espoir, tourné vers l’avenir et un projet de société d’extrême-droite fondé sur la peur et prônant le repli sur soi, préfigure le choix auquel sont confrontés celles et ceux qui rejettent les partis traditionnels.  Des partis qui, les uns après les autres, ont rejoint le consensus de la pensée unique néo-libérale et évacué le projet politique de réalisation d’une démocratie européenne post-nationale. Aux écologistes européens à présent d’être à la hauteur de leurs collègues autrichiens et d’incarner l’alternative à la fois crédible et désirable pour une société plus juste, plus durable et démocratique.  »

———

Les sénateurs ont eu à se prononcer sur « l’interdiction des néonicotinoïdes, au plus tard le 1er juillet 2020 ». Vos élus ont ils soutenu ou rejeté cette interdiction ?

Découvrez les « sénaTUEURS » d’abeilles…

Chers amis, chères amies,

750 abeilles meurent chaque seconde en France depuis l’apparition des insecticides néonicotinoïdes. Pourtant, le 12 mai 2016, une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, dit « tueurs d’abeilles ».

Même la date lointaine de 2020 (plutôt que celle de 2018 votée par les députés), a été rejetée par une majorité de « sénaTUEURS d’abeilles » !!!

Il est temps que les sénateurs assument leurs responsabilités. L’opacité entourant les débats semble amener certains élus à se comporter en fidèle porte-parole du lobby agro-chimique. Fort de ce constat, Agir pour l’Environnement a décidé de rendre public un trombinoscope des « sénaTUEURS d’abeilles ». 

    • img01
    • img01

 

  • img01

Projet de fusion nucléaire ITER : le Parlement européen refuse de cautionner le gaspillage d’argent public

28 avr 2016

Le Parlement européen a refusé par 594 voix, ce jeudi 28 avril 2016, de voter la décharge budgétaire (1) au projet de fusion nucléaire ITER. Dans leur rapport, les parlementaires s’inquiètent du dépassement des coûts, du retard et de la mauvaise gestion concernant ce projet, et exigent de la Commission et d’ITER qu’ils leur rendent des comptes dans les 6 prochains mois.

Pour Michèle RIVASI, Vice-Présidente du Groupe Verts/ALE :

« La gabegie engendrée par ITER est enfin devenue une réalité pour la grande majorité des eurodéputés. Il était grand temps que le Parlement mette un frein à l’irresponsabilité de l’agence Fusion for Energy gérant la contribution de l’UE au projet ITER . L’an dernier la Commission du contrôle budgétaire du Parlement européen avait déjà proposé le rejet de la décharge du budget d’ITER, mais le Parlement n’avait pas suivi en session plénière. Le budget européen alloué à ITER pour la période 2014-2020 a pourtant bien des raisons de susciter toute l’attention des eurodéputés : il s’élève à près de 3 milliards d’euros, plus que le budget initial prévu dans les années 2000 ! Ainsi, le coût d’ITER est passé de 5 à 16 milliards d’euros (pour la seule construction) soit plus de trois fois les estimations de 2006.

Comme d’habitude les projets de recherche sur le nucléaire disposent de budgets bien plus conséquents que les solutions technologiques permettant de lutter rapidement contre le changement climatique : l’application commerciale d’ITER, si elle existe un jour, ne débutera pas avant la fin du siècle. Et à la vitesse à laquelle le changement climatique s’accélère, on comprend difficilement en quoi un tel projet peut être considéré comme prioritaire. Cette logique de favoritisme pour ITER a par ailleurs un impact sur les priorités des États-membres en matière de recherche : la gronde commence à se faire entendre parmi les chercheurs français dont les budgets sont rabotés au profit d’ITER. En effet, la France finance 20% de la part européenne (environ 1,5 milliards d’euros) car nous avons eu le privilège d’accueillir ce projet dans notre pays, un haut fait du Président Chirac qui assurait que le risque nucléaire sur l’une des failles sismique les plus actives de France n’était pas inquiétant».

Et l’eurodéputée de conclure : « Les écologistes alertent depuis de nombreuses années sur les risques et défauts de la fusion nucléaire et, notamment, sur le risque de disruption du plasma, un problème qui n’a toujours pas trouvé de solution. Quand l’impasse technologique rejoint le gouffre budgétaire, il devient nécessaire de prendre ses responsabilités. Et d’arrêter les frais ».

(1) Par le vote ou le rejet de la décharge budgétaire, le Parlement européen valide ou non les comptes de la Commission européenne et des autres institutions et agences européennes, dont fait partie ITER. Si les eurodéputés refusent de voter la décharge à une institution ou une agence de l’UE, celle-ci a alors 6 mois pour répondre aux questions des eurodéputés. Ceux-ci se prononcent alors définitivement à l’automne de la même année. Le Parlement européen a refusé à plusieurs reprises d’accorder la décharge budgétaire de plusieurs agences et organes de l’UE, dont deux fois pour la Commission européenne en 1984 (pour l’année financière de 1982) et en 1998 (pour l’année financière de 1996, ce qui a débouché sur la démission de la Commission Santer).

Nucléaire Royal !

Que représente une extension de 10 à 20 km du périmètre de sécurité face à un risque nucléaire majeur ?… Pas grand-chose !

Alors que l’Europe commémore aujourd’hui la tragédie de Tchernobyl d’il y a tout juste 30 ans, accident majeur qui a fait plus de 100 000 victimes et que la catastrophe de Fukushima a montré que d’autres types de réacteurs étaient eux aussi susceptibles d’exploser, la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, vient d’annoncer l’extension de 10 à 20 km du périmètre particulier d’intervention (PPI) en cas d’accident nucléaire en France  : ce n’est pas un exploit !

Cette annonce correspond à un minima maintenant que l’on a l’expérience des difficultés rencontrées par les Japonais depuis 2011. Elle  démontre que l’Etat reconnait une fois de plus que cette énergie est dangereuse alors qu’EDF la considère pourtant comme sûre. Le manque d’envergure des décisions gouvernementales face au risque nucléaire traduit surtout sa soumission face au lobby nucléaire et son irresponsabilité face aux populations menacées.

Que représente une extension de 10 km du périmètre de sécurité autour des centrales face à un risque nucléaire majeur ? Pas grand-chose.

Compte tenu du régime aérologique local (vitesse des vents du Nord et/ou d’Ouest selon les jours) , Europe Ecologie Les Verts Vaucluse demande  l’extension du PPI sur l’ensemble des communes du Vaucluse et demande au Conseil Départemental de se saisir de ce dossier, à la fois sous l’angle de la définition du périmètre que sous celui des  actions de prévention et de sensibilisation à mener auprès des populations.

Les écologistes militent pour la sortie du nucléaire et demandent dès à présent la diminution de la part d’énergie nucléaire dans le mix énergétique français. Réduction pourtant inscrite dans la loi de transition énergétique, mais toujours pas programmée dans le Plan pluriannuel sur l”énergie (PPE).

Serge Marolleau, 06 83 07 17 70

Annne-Isabelle Lacordaire,  07 81 14 61 34

porte-parole EELV du Vaucluse,

pour les groupes locaux d’Europe Ecologie Les Verts du Vaucluse

 

 

Budget 2016 de la Région PACA : C’est l’Austérité mais Christian Estrosi aime le ski.

Un article de Sophie Camard, ancienne co-présidente du groupe EE-LV à la Région Provence Alpes Côte d’Azur.

Des télésièges du XXIème siècle : Telle est la priorité inattendue du Budget 2016 de la Région PACA, avec un plan « smart moutains » de 100 Millions € sur les 5 prochaines années, et une augmentation à cet effet du budget Montagne de 9 Millions € dès cette année. En allant aux urnes, les électeurs imaginaient-ils que leurs impôts allaient financer des canons à neige artificielle ?

L’adaptation des économies de montagne au changement climatique est bien absente des réflexions. Le climat, l’environnement, l’énergie, font d’ailleurs partie des coupes sombres d’une droite régionale qui n’a rien d’écologiste : Disparition du programme « AGIR » qui a financé des centaines de projets de transition énergétique, réduction de moitié des subventions pour l’éducation à l’environnement, pas de crédits pour les nouveaux parcs naturels régionaux. Les schémas régionaux Climat Air Energie et pour la Biodiversité seront vidés de leurs sens et de leurs moyens, à contrecourant des engagements de la France lors de la COP 21.

Le budget Formation diminue de 22 Millions € (-12%). Hors nouveaux lycées (21 Millions), les investissements dans les lycées diminueront de 30 Millions € (-22%).

Même le budget de l’Economie diminue (dont le Tourisme et le Numérique), contrairement à la communication sur la priorité « Emploi ». Le budget de l’Economie Sociale et Solidaire baisse de 25% (-5 M€). Le fameux « FIER » (Fonds d’Investissement pour les Entreprises de la Région), doté de 93 M€, n’existe que par redéploiement du fonds PACA Investissement, créé sous le précédent mandat, et de fonds européens qui étaient déjà fléchés sur cet objectif.

La forte augmentation des crédits pour l’apprentissage s’explique par les Campus régionaux décidés sous   l’ancienne majorité avec les Investissements d’Avenir, dont l’Université Régionale des Métiers, qui doit être construite d’ici 2018 à Marseille (Euroméditerranée).

Les 44 Millions d’économies annoncées sur le fonctionnement ne le sont pas sur le train de vie de l’institution régionale mais bien sur des dépenses d’intervention. La réduction du parc de voitures (par ailleurs nécessaire) ou la réorganisation des Antennes seraient bien loin de représenter autant d’économies !

On ne trouvera aucune trace de certaines annonces de Christian Estrosi pendant la campagne : le très farfelu « Plan Sécurité » de 250 Millions €, ou encore le fumeux Institut pour l’Ecologie monnayé entre les deux tours, en échange du soutien de Jean-Marc Governatori (Alliance Ecologiste Indépendante).

Reste une bonne surprise : Le budget reprend les orientations du programme de la Région Coopérative pour la culture, comme la sanctuarisation du budget Culture, ou encore la création d’une Conférence des Arts et de la Culture.

La suppression d’une mesure forte que nous avions fait voter : les pénalités financières aux communes carencées en logements sociaux, symbolise bien l’orientation inégalitaire et libérale de la nouvelle majorité.

Ce n’est pas de cette manière que nous développerons notre Région et que nous ferons reculer le Front National. Une opposition citoyenne, écologiste et solidaire, est plus que jamais nécessaire !

Marseille, le 7 avril 2016, Sophie CAMARD

 

 

Meilleurs voeux 2016

Mes meilleurs vœux de santé et de bonheur à toutes et tous les thorois, à tous les agents communaux, mairie et CCAS, à tous les élu(e)s.

Comme certains d’entre vous je suis allé écouter les vœux de M. le maire.

Il nous a dit qu’il avait 2 priorités : la réorganisation des services et la communication.

Concernant la communication, effectivement ce poste de dépense a fortement augmenté. Il le faut car le maire conte une d’histoire pendant qu’il en fait une autre.

Reprenons ses projets : ils sont pour la plupart la reprise de projets déjà en cours dans la mandature précédente : les études avaient déjà été faites pour nombre d’entre eux.

Soi-disant rien n’a été fait concernant le beffroi : pourtant l’intérieur a été fait dans le mandat précédent : bien sur ça ne se voit pas de l’extérieur. Pour le reste il ne fait que reprendre le projet mais il a repoussé le projet de réfection de la rue de la République qui se meurt. Aura-t-il encore les fonds dans 2, 3 ou 4 ans pour rénover cette rue ?

A la demande de M le maire les adjoints devaient prendre la parole. En fait 5 d’entre eux seulement l’ont fait.

Mme Bihel, adjointe déléguée aux affaires scolaires, restauration, transports scolaires et affaires culturelles nous a parlé de la finalisation de la restructuration de la crèche.

Mme Florence Andrzejeweski-Raynaud, déléguée en charge du patrimoine, a eu droit à deux interventions : elle prend de l’importance dans le Conseil Municipal !

Elle nous a parlé de la restauration du beffroi et de la réhabilitation de l’ancienne Banque Chaix pour y transférer la Poste.

M Stéphan Mathieu, adjoint aux sports et à la jeunesse, nous a parlé du city park et du skate park.

M Bresson Laurent, adjoint délégué à la sécurité et secours nous a parlé de la télésurveillance qui se mettra en place sur plusieurs années.

M Christian Royer, adjoint délégué aux travaux publics et urbanisme, nous parle du lancement des études sur le centre-ville, études qui ont déjà été faites mais la municipalité les refait à nouveau…(50 000 euros dans le cadre du PAS Région)

Les autres adjoints n’ont semble-t-il rien à dire. Pourtant nous attendions que Mme Mérigaud, adjointe déléguée aux affaires sociales, solidarité et petite enfance, nous parle de la question sociale sur notre commune : rien n’est venu de sa part. C’est même Mme Bihel, qui la seconde en son absence, qui est intervenu sur les travaux à la crèche alors que Mme Mérigaud était bien présente aux vœux et que c’est de sa compétence.

Bizarre ! Il est vrai qu’elle a manqué 4 conseils municipaux en 2015 : du jamais vu.

Pas un mot sur le social, pas un mot sur le CCAS. Le projet de déménagement du CCAS semble s’éloigner. Alors qu’il semblait prioritaire, voilà que le projet n’apparaît plus au budget que pour une somme infime.

Il est vrai que M le maire organise et assume la rigueur et l’austérité et a présenté un budget de plus en plus restreint car il ne veut pas augmenter les impôts (bien qu’une certain inflexion («rester très attentif pour le futur ») se soit faite sentir dans son discours : les reniements se préparent de loin). Alors il sacrifie les services publics, à commencer par ceux qui les font vivre : les agents.

Il nous a annoncé que l’octroi des jours du maire avait été conditionné à l’absentéisme pour maladie. Au plus l’agent est malade, au plus il perd des jours de congés. Devant la grogne des agents qui menaçaient de ne pas venir aux vœux du personnel en réponse à cette mesure arbitraire, il a fait le tour des services pour calmer les agents.

Sa bienveillance, à ne pas confondre avec la fraternité, n’a pas de limite.

Il faut dire que toutes les absences maladie, y compris pour accident de travail, comptaient dans le calcul pour réduire le nombre de jours du maire. Celui-ci, bon prince bienveillant, a proposé que cela soit laissé à l’appréciation des chefs de services. Autant dire que l’arbitraire va de nouveau régner dans les services municipaux.

M le maire a aussi expliqué aux agents qu’ils devaient faire des efforts vu la situation budgétaire de la commune. A-t-il reçu les syndicats pour leur expliquer ? Mystère.

De plus (ou de moins ?) les agents malades ne seront plus remplacés. Le travail supplémentaire pèsera sur les épaules des présents qui verront leur tâche augmenter, d’autant que certains départs à la retraite ne seront également pas remplacés.

Toujours est-il que les agents sont priés d’accepter avec bienveillance ces mesures d’austérité, dures pour tous, organisées par le maire.

Le report des travaux du CCAS pose problème : que sera le CCAS d’ici la fin du mandat ?

M. le maire ne répond pas, ni en conseil municipal, ni aux vœux où l’adjointe déléguée aux affaires sociales n’a pas eu la parole.

Mais pour lui, au CCAS : « les équipes ont retrouvé une bien meilleure sérénité et la paix sociale ; ce n’était pas complètement le cas préalablement. Cela leur permet de se concentrer sur leur tâche qui est de porter la meilleure bienveillance auprès de ceux qui en ont le plus besoin. » (sic)

M le maire a aussi demandé aux thorois de lui donner des idées concernant l’immeuble Saint Roch dont il est incapable de faire quoique ce soit sinon de le laisser s’écrouler. Sa solution semble être la vente. A qui ? Nous le verrons. Vendre les biens de la commune, c’est hypothéquer l’avenir.

Pour le comité des fêtes, les choses sont très claires :

« Je salue la reprise en main du comité des fêtes et sa présidente Valérie Piasecki » nous dit M le maire. C’est clair : pour ceux qui ne l’auraient pas compris il s’agit bien d’une reprise en main par le maire, à travers une présidente aux ordres. Défense d’avoir des idées !

Heureusement d’autres en ont, en dehors du Comité des fêtes.

Pour finir, je voudrais rappeler qu’un des gros projets en cours du mandat précédent était la réfection du toit des ateliers municipaux et son remplacement par un toit photovoltaïque. Cela préparait l’avenir de la commune, participait à l’effort de diminution de GES, assurait un revenu futur pour la commune et mettait notre commune dans le camp des villes résiliente.

Ce projet a été abandonné par la nouvelle équipe.

Ce point est emblématique de la politique suivie par le maire : faire plaisir au coup par coup au lieu de porter un projet d’avenir collectif pour notre commune et ses habitants.

Intervention sur le vote du budget primitif 2016

M le maire,

 

C’est la première fois qu’au Thor le budget primitif diminue en section fonctionnement.

Et quel chapitre porte le poids de cette diminution ? Presque entièrement celui concernant les charges de personnel.

Une partie de la baisse de la masse salariale provient du transfert d’emplois à la CCPSMV suite au transfert de la compétence assainissement.

Mais le reste affecte directement les agents en place sur notre commune.

Vous avez décidé de limiter les remplacements : cela aura de graves conséquences sur le service public rendu aux thorois.

Mais vous regrettez que la masse salariale représente encore 59% du budget de fonctionnement.

Cependant dans votre logique, quand la dette de la commune recommencera à monter d’ici la fin du mandat, (elle a déjà recommencée à croitre), le chapitre « charges de personnel » baissera automatiquement.

D’ici là la commune aura alors perdu ses services publics, elle aura moins d’agents pour le service public et elle sera endettée selon le principe bien connu : les bénéfices au secteur privé, les dettes aux contribuables.

Ce n’est pas notre vision de la solidarité. Car, au Thor, les plus démunis et les agents vont payer votre politique et vous allez endetter Le Thor.

Il s’agit bien là d’orientations clairement anti sociales.

Concernant les investissements, vous parlez beaucoup de vos projets, mais pas de vos réalisations car pour le moment on ne voit pas grand-chose venir. Vous nous dites que c’est pour les prochaines années…

En attendant, le CCAS, qui était prévu au budget de 2015, disparait pratiquement du budget 2016. Il ne reste qu’un petit budget pour les études. Le budget voirie lui aussi est rétrécît à la portion congrue.

Pour le reste, une grande partie des projets inscrits au budget provient du report des dépenses prévues en 2015 et non effectuées.

Globalement, vous vous êtes engagé à ne pas augmenter les impôts, ce que vous faites pour le moment, en contrepartie vous augmentez les tarifs.

Au lieu de la solidarité citoyenne et communale, au lieu d’un développement et d’une amélioration des services publics, vous préférez faire payer les services aux thoroises et thorois et notamment aux familles, à ceux qui ont des enfants, bref aux ménages les plus fragiles et les plus démunis qui n’auront d’autres choix pour certain d’enlever leur enfant de la cantine ou de ne pas les envoyer dans un accueil collectif ou un accueil jeunes.

Nous ne voterons pas ce budget d’austérité, anti social, destructeur du service public, du lien social et de la qualité de vie.

 

 

Discours lors de ma démission du Conseil municipal le 15 décembre 2015

M le maire,

Mmes, Mrs les élus,

Mmes, Mrs,

J’avais annoncé à mon groupe et à quelques personnes que je démissionnerai après les élections régionales et le Conseil Municipal de décembre.

Je vous informe donc que je démissionne du Conseil Municipal et du conseil communautaire de la Communauté de Commune Pays des Sorgues Monts de Vaucluse à la date du 17 décembre qui est  la date de fin de mandat à la Région…et hasard de calendrier… 22, 5 ans après mon premier conseil municipal.

Après 22 ans et demi ininterrompus de mandat, après avoir assuré un temps de transition, il me semble sage de me retirer et de laisser la place au suivant de liste, fier du devoir accompli pendant toutes ces années…

Je continuerai de suivre ce qui se passe dans notre commune et de soutenir le groupe Dynamique et solidaire.

En l’occasion de cette démission du CM, je voudrais saluer les élus et remercier les agents avec qui j’ai travaillé toutes ces années.

Et dire à tous que les enjeux des prochaines années sont énormes.

Affirmer, comme certains le font de façon irresponsable, qu’on peut affronter un monde bouleversé en restant replié sur soi, sur son passé, ses préjugés et le rejet de l’autre est pire que mentir : c’est trahir.

En vivant à court terme, en fondant notre développement sur l’exploitation à outrance de matières premières dont nous privons les générations futures, sur le massacre de la faune et de la flore, en polluant l’atmosphère, en déréglant le climat, en misant prioritairement sur une énergie et des armes nucléaires de plus en plus difficiles à contrôler, en instaurant l’espionnage généralisé via internet, nous nous mettons en grand danger.

Nous devons également accepter le fait que la croissance se heurte à des limites physiques, les ressources de la planète connaissent leur finitude, et que donc un retour à la croissance que l’on a connu n’est ni possible et encore moins souhaitable.

Nous devons en tirer les conséquences et construire de nouveaux modèles durables, à la fois locaux, et résilients. Vivre mieux et non moins bien, de manière plus sobre, plus durable, plus respectueuse, plus heureuse aussi.

Au moment où la COP 21 vient de se terminer sur un accord à minima, je suis certain que le changement climatique demande un changement de société : on n’en fera pas l’économie.

D’où l’importance du projet pour notre commune, d’où l’importance de l’engagement des citoyens : cela passe par plus de démocratie, par plus de service public, par plus de solidarité, par le respect des trois termes de notre devise, lesquels sont inséparables : liberté, égalité, fraternité mais aussi par la laïcité…

Face au pessimisme ambiant, qui sert ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change, empruntons un autre chemin : celui de l’espérance.

Bonne continuation à vous tous pour le bien de tous nos concitoyens.

Et bonnes fêtes de fin d’année.