Autriche : Élections présidentielles : un écologiste élu président de la république

Réaction de Philippe LAMBERTS, Président du groupe Verts-ALE:

«  C’est confirmé : l’ancien député et président du parti vert autrichien Alexander Van der Bellen a été élu de justesse président de la République. Le décompte des votes par correspondance a inversé le rapport de forces avec son concurrent d’extrême-droite Norbert Hofer.

La victoire d’Alexander Van der Bellen est d’autant plus heureuse qu’elle était loin d’aller de soi. La qualification pour le second tour d’un candidat écologiste relevait déjà de l’exploit en reléguant ceux des partis traditionnels chrétien-démocrate et social-démocrate,  en quatrième et cinquième places. Son élection confirme l’exploit, d’autant que ces partis traditionnels s’étaient abstenus de toute consigne de vote : en clair, pour eux il était aussi inacceptable (ou aussi acceptable) de voter pour un candidat d’extrême droite que pour un écologiste. Cela en dit long sur la confusion idéologique dans laquelle sont tombés ces partis, lesquels se sont de plus en plus laissés dicter leur agenda par l’extrême droite.

Au-delà du soulagement, le fait qu’au cœur même de l’Europe, trois quarts de siècle après la fin de la deuxième guerre mondiale, quasi 50% des citoyens fassent le choix d’un parti d’extrême droite ne peut que nous inquiéter, d’autant que sans atteindre ce niveau, les alliés déclarés ou objectifs du FPÖ de Norbert Hofer et Heinz-Christian Strache progressent partout en Europe.

Cet affrontement au sommet entre un projet de société écologiste, foncièrement démocratique, fondé sur l’espoir, tourné vers l’avenir et un projet de société d’extrême-droite fondé sur la peur et prônant le repli sur soi, préfigure le choix auquel sont confrontés celles et ceux qui rejettent les partis traditionnels.  Des partis qui, les uns après les autres, ont rejoint le consensus de la pensée unique néo-libérale et évacué le projet politique de réalisation d’une démocratie européenne post-nationale. Aux écologistes européens à présent d’être à la hauteur de leurs collègues autrichiens et d’incarner l’alternative à la fois crédible et désirable pour une société plus juste, plus durable et démocratique.  »

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Les sénateurs ont eu à se prononcer sur « l’interdiction des néonicotinoïdes, au plus tard le 1er juillet 2020″. Vos élus ont ils soutenu ou rejeté cette interdiction ?

Découvrez les « sénaTUEURS » d’abeilles…

Chers amis, chères amies,

750 abeilles meurent chaque seconde en France depuis l’apparition des insecticides néonicotinoïdes. Pourtant, le 12 mai 2016, une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, dit « tueurs d’abeilles ».

Même la date lointaine de 2020 (plutôt que celle de 2018 votée par les députés), a été rejetée par une majorité de « sénaTUEURS d’abeilles » !!!

Il est temps que les sénateurs assument leurs responsabilités. L’opacité entourant les débats semble amener certains élus à se comporter en fidèle porte-parole du lobby agro-chimique. Fort de ce constat, Agir pour l’Environnement a décidé de rendre public un trombinoscope des « sénaTUEURS d’abeilles ». 

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Projet de fusion nucléaire ITER : le Parlement européen refuse de cautionner le gaspillage d’argent public

28 avr 2016

Le Parlement européen a refusé par 594 voix, ce jeudi 28 avril 2016, de voter la décharge budgétaire (1) au projet de fusion nucléaire ITER. Dans leur rapport, les parlementaires s’inquiètent du dépassement des coûts, du retard et de la mauvaise gestion concernant ce projet, et exigent de la Commission et d’ITER qu’ils leur rendent des comptes dans les 6 prochains mois.

Pour Michèle RIVASI, Vice-Présidente du Groupe Verts/ALE :

« La gabegie engendrée par ITER est enfin devenue une réalité pour la grande majorité des eurodéputés. Il était grand temps que le Parlement mette un frein à l’irresponsabilité de l’agence Fusion for Energy gérant la contribution de l’UE au projet ITER . L’an dernier la Commission du contrôle budgétaire du Parlement européen avait déjà proposé le rejet de la décharge du budget d’ITER, mais le Parlement n’avait pas suivi en session plénière. Le budget européen alloué à ITER pour la période 2014-2020 a pourtant bien des raisons de susciter toute l’attention des eurodéputés : il s’élève à près de 3 milliards d’euros, plus que le budget initial prévu dans les années 2000 ! Ainsi, le coût d’ITER est passé de 5 à 16 milliards d’euros (pour la seule construction) soit plus de trois fois les estimations de 2006.

Comme d’habitude les projets de recherche sur le nucléaire disposent de budgets bien plus conséquents que les solutions technologiques permettant de lutter rapidement contre le changement climatique : l’application commerciale d’ITER, si elle existe un jour, ne débutera pas avant la fin du siècle. Et à la vitesse à laquelle le changement climatique s’accélère, on comprend difficilement en quoi un tel projet peut être considéré comme prioritaire. Cette logique de favoritisme pour ITER a par ailleurs un impact sur les priorités des États-membres en matière de recherche : la gronde commence à se faire entendre parmi les chercheurs français dont les budgets sont rabotés au profit d’ITER. En effet, la France finance 20% de la part européenne (environ 1,5 milliards d’euros) car nous avons eu le privilège d’accueillir ce projet dans notre pays, un haut fait du Président Chirac qui assurait que le risque nucléaire sur l’une des failles sismique les plus actives de France n’était pas inquiétant».

Et l’eurodéputée de conclure : « Les écologistes alertent depuis de nombreuses années sur les risques et défauts de la fusion nucléaire et, notamment, sur le risque de disruption du plasma, un problème qui n’a toujours pas trouvé de solution. Quand l’impasse technologique rejoint le gouffre budgétaire, il devient nécessaire de prendre ses responsabilités. Et d’arrêter les frais ».

(1) Par le vote ou le rejet de la décharge budgétaire, le Parlement européen valide ou non les comptes de la Commission européenne et des autres institutions et agences européennes, dont fait partie ITER. Si les eurodéputés refusent de voter la décharge à une institution ou une agence de l’UE, celle-ci a alors 6 mois pour répondre aux questions des eurodéputés. Ceux-ci se prononcent alors définitivement à l’automne de la même année. Le Parlement européen a refusé à plusieurs reprises d’accorder la décharge budgétaire de plusieurs agences et organes de l’UE, dont deux fois pour la Commission européenne en 1984 (pour l’année financière de 1982) et en 1998 (pour l’année financière de 1996, ce qui a débouché sur la démission de la Commission Santer).

Nucléaire Royal !

Que représente une extension de 10 à 20 km du périmètre de sécurité face à un risque nucléaire majeur ?… Pas grand-chose !

Alors que l’Europe commémore aujourd’hui la tragédie de Tchernobyl d’il y a tout juste 30 ans, accident majeur qui a fait plus de 100 000 victimes et que la catastrophe de Fukushima a montré que d’autres types de réacteurs étaient eux aussi susceptibles d’exploser, la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, vient d’annoncer l’extension de 10 à 20 km du périmètre particulier d’intervention (PPI) en cas d’accident nucléaire en France  : ce n’est pas un exploit !

Cette annonce correspond à un minima maintenant que l’on a l’expérience des difficultés rencontrées par les Japonais depuis 2011. Elle  démontre que l’Etat reconnait une fois de plus que cette énergie est dangereuse alors qu’EDF la considère pourtant comme sûre. Le manque d’envergure des décisions gouvernementales face au risque nucléaire traduit surtout sa soumission face au lobby nucléaire et son irresponsabilité face aux populations menacées.

Que représente une extension de 10 km du périmètre de sécurité autour des centrales face à un risque nucléaire majeur ? Pas grand-chose.

Compte tenu du régime aérologique local (vitesse des vents du Nord et/ou d’Ouest selon les jours) , Europe Ecologie Les Verts Vaucluse demande  l’extension du PPI sur l’ensemble des communes du Vaucluse et demande au Conseil Départemental de se saisir de ce dossier, à la fois sous l’angle de la définition du périmètre que sous celui des  actions de prévention et de sensibilisation à mener auprès des populations.

Les écologistes militent pour la sortie du nucléaire et demandent dès à présent la diminution de la part d’énergie nucléaire dans le mix énergétique français. Réduction pourtant inscrite dans la loi de transition énergétique, mais toujours pas programmée dans le Plan pluriannuel sur l”énergie (PPE).

Serge Marolleau, 06 83 07 17 70

Annne-Isabelle Lacordaire,  07 81 14 61 34

porte-parole EELV du Vaucluse,

pour les groupes locaux d’Europe Ecologie Les Verts du Vaucluse

 

 

Budget 2016 de la Région PACA : C’est l’Austérité mais Christian Estrosi aime le ski.

Un article de Sophie Camard, ancienne co-présidente du groupe EE-LV à la Région Provence Alpes Côte d’Azur.

Des télésièges du XXIème siècle : Telle est la priorité inattendue du Budget 2016 de la Région PACA, avec un plan « smart moutains » de 100 Millions € sur les 5 prochaines années, et une augmentation à cet effet du budget Montagne de 9 Millions € dès cette année. En allant aux urnes, les électeurs imaginaient-ils que leurs impôts allaient financer des canons à neige artificielle ?

L’adaptation des économies de montagne au changement climatique est bien absente des réflexions. Le climat, l’environnement, l’énergie, font d’ailleurs partie des coupes sombres d’une droite régionale qui n’a rien d’écologiste : Disparition du programme « AGIR » qui a financé des centaines de projets de transition énergétique, réduction de moitié des subventions pour l’éducation à l’environnement, pas de crédits pour les nouveaux parcs naturels régionaux. Les schémas régionaux Climat Air Energie et pour la Biodiversité seront vidés de leurs sens et de leurs moyens, à contrecourant des engagements de la France lors de la COP 21.

Le budget Formation diminue de 22 Millions € (-12%). Hors nouveaux lycées (21 Millions), les investissements dans les lycées diminueront de 30 Millions € (-22%).

Même le budget de l’Economie diminue (dont le Tourisme et le Numérique), contrairement à la communication sur la priorité « Emploi ». Le budget de l’Economie Sociale et Solidaire baisse de 25% (-5 M€). Le fameux « FIER » (Fonds d’Investissement pour les Entreprises de la Région), doté de 93 M€, n’existe que par redéploiement du fonds PACA Investissement, créé sous le précédent mandat, et de fonds européens qui étaient déjà fléchés sur cet objectif.

La forte augmentation des crédits pour l’apprentissage s’explique par les Campus régionaux décidés sous   l’ancienne majorité avec les Investissements d’Avenir, dont l’Université Régionale des Métiers, qui doit être construite d’ici 2018 à Marseille (Euroméditerranée).

Les 44 Millions d’économies annoncées sur le fonctionnement ne le sont pas sur le train de vie de l’institution régionale mais bien sur des dépenses d’intervention. La réduction du parc de voitures (par ailleurs nécessaire) ou la réorganisation des Antennes seraient bien loin de représenter autant d’économies !

On ne trouvera aucune trace de certaines annonces de Christian Estrosi pendant la campagne : le très farfelu « Plan Sécurité » de 250 Millions €, ou encore le fumeux Institut pour l’Ecologie monnayé entre les deux tours, en échange du soutien de Jean-Marc Governatori (Alliance Ecologiste Indépendante).

Reste une bonne surprise : Le budget reprend les orientations du programme de la Région Coopérative pour la culture, comme la sanctuarisation du budget Culture, ou encore la création d’une Conférence des Arts et de la Culture.

La suppression d’une mesure forte que nous avions fait voter : les pénalités financières aux communes carencées en logements sociaux, symbolise bien l’orientation inégalitaire et libérale de la nouvelle majorité.

Ce n’est pas de cette manière que nous développerons notre Région et que nous ferons reculer le Front National. Une opposition citoyenne, écologiste et solidaire, est plus que jamais nécessaire !

Marseille, le 7 avril 2016, Sophie CAMARD

 

 

Meilleurs voeux 2016

Mes meilleurs vœux de santé et de bonheur à toutes et tous les thorois, à tous les agents communaux, mairie et CCAS, à tous les élu(e)s.

Comme certains d’entre vous je suis allé écouter les vœux de M. le maire.

Il nous a dit qu’il avait 2 priorités : la réorganisation des services et la communication.

Concernant la communication, effectivement ce poste de dépense a fortement augmenté. Il le faut car le maire conte une d’histoire pendant qu’il en fait une autre.

Reprenons ses projets : ils sont pour la plupart la reprise de projets déjà en cours dans la mandature précédente : les études avaient déjà été faites pour nombre d’entre eux.

Soi-disant rien n’a été fait concernant le beffroi : pourtant l’intérieur a été fait dans le mandat précédent : bien sur ça ne se voit pas de l’extérieur. Pour le reste il ne fait que reprendre le projet mais il a repoussé le projet de réfection de la rue de la République qui se meurt. Aura-t-il encore les fonds dans 2, 3 ou 4 ans pour rénover cette rue ?

A la demande de M le maire les adjoints devaient prendre la parole. En fait 5 d’entre eux seulement l’ont fait.

Mme Bihel, adjointe déléguée aux affaires scolaires, restauration, transports scolaires et affaires culturelles nous a parlé de la finalisation de la restructuration de la crèche.

Mme Florence Andrzejeweski-Raynaud, déléguée en charge du patrimoine, a eu droit à deux interventions : elle prend de l’importance dans le Conseil Municipal !

Elle nous a parlé de la restauration du beffroi et de la réhabilitation de l’ancienne Banque Chaix pour y transférer la Poste.

M Stéphan Mathieu, adjoint aux sports et à la jeunesse, nous a parlé du city park et du skate park.

M Bresson Laurent, adjoint délégué à la sécurité et secours nous a parlé de la télésurveillance qui se mettra en place sur plusieurs années.

M Christian Royer, adjoint délégué aux travaux publics et urbanisme, nous parle du lancement des études sur le centre-ville, études qui ont déjà été faites mais la municipalité les refait à nouveau…(50 000 euros dans le cadre du PAS Région)

Les autres adjoints n’ont semble-t-il rien à dire. Pourtant nous attendions que Mme Mérigaud, adjointe déléguée aux affaires sociales, solidarité et petite enfance, nous parle de la question sociale sur notre commune : rien n’est venu de sa part. C’est même Mme Bihel, qui la seconde en son absence, qui est intervenu sur les travaux à la crèche alors que Mme Mérigaud était bien présente aux vœux et que c’est de sa compétence.

Bizarre ! Il est vrai qu’elle a manqué 4 conseils municipaux en 2015 : du jamais vu.

Pas un mot sur le social, pas un mot sur le CCAS. Le projet de déménagement du CCAS semble s’éloigner. Alors qu’il semblait prioritaire, voilà que le projet n’apparaît plus au budget que pour une somme infime.

Il est vrai que M le maire organise et assume la rigueur et l’austérité et a présenté un budget de plus en plus restreint car il ne veut pas augmenter les impôts (bien qu’une certain inflexion («rester très attentif pour le futur ») se soit faite sentir dans son discours : les reniements se préparent de loin). Alors il sacrifie les services publics, à commencer par ceux qui les font vivre : les agents.

Il nous a annoncé que l’octroi des jours du maire avait été conditionné à l’absentéisme pour maladie. Au plus l’agent est malade, au plus il perd des jours de congés. Devant la grogne des agents qui menaçaient de ne pas venir aux vœux du personnel en réponse à cette mesure arbitraire, il a fait le tour des services pour calmer les agents.

Sa bienveillance, à ne pas confondre avec la fraternité, n’a pas de limite.

Il faut dire que toutes les absences maladie, y compris pour accident de travail, comptaient dans le calcul pour réduire le nombre de jours du maire. Celui-ci, bon prince bienveillant, a proposé que cela soit laissé à l’appréciation des chefs de services. Autant dire que l’arbitraire va de nouveau régner dans les services municipaux.

M le maire a aussi expliqué aux agents qu’ils devaient faire des efforts vu la situation budgétaire de la commune. A-t-il reçu les syndicats pour leur expliquer ? Mystère.

De plus (ou de moins ?) les agents malades ne seront plus remplacés. Le travail supplémentaire pèsera sur les épaules des présents qui verront leur tâche augmenter, d’autant que certains départs à la retraite ne seront également pas remplacés.

Toujours est-il que les agents sont priés d’accepter avec bienveillance ces mesures d’austérité, dures pour tous, organisées par le maire.

Le report des travaux du CCAS pose problème : que sera le CCAS d’ici la fin du mandat ?

M. le maire ne répond pas, ni en conseil municipal, ni aux vœux où l’adjointe déléguée aux affaires sociales n’a pas eu la parole.

Mais pour lui, au CCAS : « les équipes ont retrouvé une bien meilleure sérénité et la paix sociale ; ce n’était pas complètement le cas préalablement. Cela leur permet de se concentrer sur leur tâche qui est de porter la meilleure bienveillance auprès de ceux qui en ont le plus besoin. » (sic)

M le maire a aussi demandé aux thorois de lui donner des idées concernant l’immeuble Saint Roch dont il est incapable de faire quoique ce soit sinon de le laisser s’écrouler. Sa solution semble être la vente. A qui ? Nous le verrons. Vendre les biens de la commune, c’est hypothéquer l’avenir.

Pour le comité des fêtes, les choses sont très claires :

« Je salue la reprise en main du comité des fêtes et sa présidente Valérie Piasecki » nous dit M le maire. C’est clair : pour ceux qui ne l’auraient pas compris il s’agit bien d’une reprise en main par le maire, à travers une présidente aux ordres. Défense d’avoir des idées !

Heureusement d’autres en ont, en dehors du Comité des fêtes.

Pour finir, je voudrais rappeler qu’un des gros projets en cours du mandat précédent était la réfection du toit des ateliers municipaux et son remplacement par un toit photovoltaïque. Cela préparait l’avenir de la commune, participait à l’effort de diminution de GES, assurait un revenu futur pour la commune et mettait notre commune dans le camp des villes résiliente.

Ce projet a été abandonné par la nouvelle équipe.

Ce point est emblématique de la politique suivie par le maire : faire plaisir au coup par coup au lieu de porter un projet d’avenir collectif pour notre commune et ses habitants.

Intervention sur le vote du budget primitif 2016

M le maire,

 

C’est la première fois qu’au Thor le budget primitif diminue en section fonctionnement.

Et quel chapitre porte le poids de cette diminution ? Presque entièrement celui concernant les charges de personnel.

Une partie de la baisse de la masse salariale provient du transfert d’emplois à la CCPSMV suite au transfert de la compétence assainissement.

Mais le reste affecte directement les agents en place sur notre commune.

Vous avez décidé de limiter les remplacements : cela aura de graves conséquences sur le service public rendu aux thorois.

Mais vous regrettez que la masse salariale représente encore 59% du budget de fonctionnement.

Cependant dans votre logique, quand la dette de la commune recommencera à monter d’ici la fin du mandat, (elle a déjà recommencée à croitre), le chapitre « charges de personnel » baissera automatiquement.

D’ici là la commune aura alors perdu ses services publics, elle aura moins d’agents pour le service public et elle sera endettée selon le principe bien connu : les bénéfices au secteur privé, les dettes aux contribuables.

Ce n’est pas notre vision de la solidarité. Car, au Thor, les plus démunis et les agents vont payer votre politique et vous allez endetter Le Thor.

Il s’agit bien là d’orientations clairement anti sociales.

Concernant les investissements, vous parlez beaucoup de vos projets, mais pas de vos réalisations car pour le moment on ne voit pas grand-chose venir. Vous nous dites que c’est pour les prochaines années…

En attendant, le CCAS, qui était prévu au budget de 2015, disparait pratiquement du budget 2016. Il ne reste qu’un petit budget pour les études. Le budget voirie lui aussi est rétrécît à la portion congrue.

Pour le reste, une grande partie des projets inscrits au budget provient du report des dépenses prévues en 2015 et non effectuées.

Globalement, vous vous êtes engagé à ne pas augmenter les impôts, ce que vous faites pour le moment, en contrepartie vous augmentez les tarifs.

Au lieu de la solidarité citoyenne et communale, au lieu d’un développement et d’une amélioration des services publics, vous préférez faire payer les services aux thoroises et thorois et notamment aux familles, à ceux qui ont des enfants, bref aux ménages les plus fragiles et les plus démunis qui n’auront d’autres choix pour certain d’enlever leur enfant de la cantine ou de ne pas les envoyer dans un accueil collectif ou un accueil jeunes.

Nous ne voterons pas ce budget d’austérité, anti social, destructeur du service public, du lien social et de la qualité de vie.

 

 

Discours lors de ma démission du Conseil municipal le 15 décembre 2015

M le maire,

Mmes, Mrs les élus,

Mmes, Mrs,

J’avais annoncé à mon groupe et à quelques personnes que je démissionnerai après les élections régionales et le Conseil Municipal de décembre.

Je vous informe donc que je démissionne du Conseil Municipal et du conseil communautaire de la Communauté de Commune Pays des Sorgues Monts de Vaucluse à la date du 17 décembre qui est  la date de fin de mandat à la Région…et hasard de calendrier… 22, 5 ans après mon premier conseil municipal.

Après 22 ans et demi ininterrompus de mandat, après avoir assuré un temps de transition, il me semble sage de me retirer et de laisser la place au suivant de liste, fier du devoir accompli pendant toutes ces années…

Je continuerai de suivre ce qui se passe dans notre commune et de soutenir le groupe Dynamique et solidaire.

En l’occasion de cette démission du CM, je voudrais saluer les élus et remercier les agents avec qui j’ai travaillé toutes ces années.

Et dire à tous que les enjeux des prochaines années sont énormes.

Affirmer, comme certains le font de façon irresponsable, qu’on peut affronter un monde bouleversé en restant replié sur soi, sur son passé, ses préjugés et le rejet de l’autre est pire que mentir : c’est trahir.

En vivant à court terme, en fondant notre développement sur l’exploitation à outrance de matières premières dont nous privons les générations futures, sur le massacre de la faune et de la flore, en polluant l’atmosphère, en déréglant le climat, en misant prioritairement sur une énergie et des armes nucléaires de plus en plus difficiles à contrôler, en instaurant l’espionnage généralisé via internet, nous nous mettons en grand danger.

Nous devons également accepter le fait que la croissance se heurte à des limites physiques, les ressources de la planète connaissent leur finitude, et que donc un retour à la croissance que l’on a connu n’est ni possible et encore moins souhaitable.

Nous devons en tirer les conséquences et construire de nouveaux modèles durables, à la fois locaux, et résilients. Vivre mieux et non moins bien, de manière plus sobre, plus durable, plus respectueuse, plus heureuse aussi.

Au moment où la COP 21 vient de se terminer sur un accord à minima, je suis certain que le changement climatique demande un changement de société : on n’en fera pas l’économie.

D’où l’importance du projet pour notre commune, d’où l’importance de l’engagement des citoyens : cela passe par plus de démocratie, par plus de service public, par plus de solidarité, par le respect des trois termes de notre devise, lesquels sont inséparables : liberté, égalité, fraternité mais aussi par la laïcité…

Face au pessimisme ambiant, qui sert ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change, empruntons un autre chemin : celui de l’espérance.

Bonne continuation à vous tous pour le bien de tous nos concitoyens.

Et bonnes fêtes de fin d’année.

 

Mon intervention lors du Débat d’Orientation Budgétaire 2016

M. le maire,

L’an dernier lors du DOB 2015, je terminai mon propos par ces mots :

« Oui, en conclusion, au Thor, les plus démunis et les agents vont payer votre politique et vous allez endetter Le Thor.

Il s’agit bien là d’orientations clairement anti sociales. »

Les orientations budgétaires que vous nous présentez à travers ce débat démontrent mes propos de l’an dernier.

Vous vous êtes engagé à ne pas augmenter les impôts, ce que vous faites pour le moment, en contrepartie vous augmentez les tarifs.

Au lieu de la solidarité citoyenne et communale, au lieu d’un développement et d’une amélioration des services publics, vous préférez faire payer les services aux thoroises et thorois et notamment aux familles, à ceux qui ont des enfants, bref aux ménages les plus fragiles et les plus démunis qui n’auront d’autres choix pour certain d’enlever leur enfant de la cantine ou de ne pas les envoyer dans un accueil collectif ou un accueil jeunes.

Nous avons compris que c’est ce que vous voulez quand vous dites avec un certain cynisme : Un meilleur ajustement des prix permettra de mieux valoriser les prestations de la commune, d’augmenter marginalement nos recettes et de réguler une demande parfois trop forte.

Il se peut qu’un jour non seulement vous fassiez payer au prix forts tous les services de la commune, mais que vous augmentiez aussi les impôts à moins que vous ne sacrifiiez des pans entiers de la solidarité communale à travers la disparition des services publics.

Cette politique à un nom, c’est du néolibéralisme et c’est le contraire de la solidarité.

Si on analyse en détail votre document on se rend compte que vous annoncez beaucoup en disant que le freinage de la progression des dépenses sera dépendant de réformes et d’une rationalisation des structures de fonctionnement des services communaux.

Mais la suite de la lecture de votre document montre que vous n’êtes pas à la hauteur de cette déclaration.

Nous comprenons bien que le personnel va supporter des charges de travail importantes qui auront des conséquences sur le service public à la population.

Mais finalement en conclusion du chapitre 1, vous rappelez l’objectif initial en écrivant : Les ambitions en termes de programme ne peuvent qu’être adossées à une rénovation indispensable de la gestion communale.

Il s’agit là d’un principe de communication bien connu.

Mais en vrai, concrètement, cela veut dire quoi ?

Qu’allez-vous enlever ?

Car ce que vous annoncez comme maitrise des dépenses de fonctionnement ne suffit pas, si on se place dans votre logique.

Alors quoi ?

Plus précisément concernant les associations, elles apprécieront de voir leur subvention diminué de 10 % pour participer de leur plein gré au redressement des comptes de la commune, ce que vous dites dans la DM4 que nous venons de débattre : plusieurs associations, conscientes de la situation financière, ont décidé de ne pas solliciter de subvention de fonctionnement cette année.

Vous nous direz lesquelles ?

Je vois d’ailleurs dans l’assistance des présidents d’associations certainement volontaires pour une baisse de la subvention de leur association. Les volontaires n’ont qu’à lever le bras.

Concernant le syndicat mixte de gestion de l’école départementale de musique et de danse du Thor, (nous avons posé une question orale à ce sujet mais on peut en parler maintenant), quel est son avenir ?

D’autant qu’il semblerait que les financements du CD soient remis en cause.

On se félicite que les réserves engrangées dans le mandat précédent permettent de baisser un peu la subvention du CCAS : espérons que cela suffise.

Concernant la relance de l’investissement, là aussi vous en parlez beaucoup mais nous ne voyons rien venir.

Vous dites : Ceci a permis d’engager, outres les travaux habituels, de grands travaux qui se poursuivront en 2016 à savoir :

- la rénovation du beffroi (350 000 €),

- le déménagement du Centre Communal d’Action Sociale,

- la création d’un City Park comprenant un Skate Park mais également des équipements d’athlétisme,

- et la rénovation extension de la crèche L’Arlequine.

Mais à ce jour, lesquels ont commencé ? Les études oui, mais les travaux ? Dites-nous ?…

Vous nous dites aussi que La municipalité souhaite également engager en 2016 une véritable réflexion sur le réaménagement du centre-ville avec plusieurs secteurs : la rue de la République, les places (du fer à cheval jusqu’au chasselas), le centre ancien et le pôle gare.

Pourtant une longue réflexion a été menée dans le mandat précédent sur ce sujet, inscrit dans le PAS Région.

Pour ne pas avoir poursuivi ce projet la commune a perdu beaucoup de temps et de subvention qu’elle ne retrouvera pas de sitôt.

Nous verrons donc bien lors du compte administratif, toutes choses égales par ailleurs, à quel niveau les réalisations effectives, qui comme vous le dites, devraient dépasser en exécution au moins les 2 M d’euros, seront réellement.

Car effectivement le financement des travaux devra en premier lieu être apporté par les ressources propres de la commune. Oui, mais pour 2016 et les années ultérieures, la capacité à dégager un excédent des recettes de fonctionnement sur les dépenses de fonctionnement sera problématique. Toutefois, cet excédent est le seul levier permettant l’accès à l’emprunt.

Ce qui nous ramène à vos grandes déclarations du début :

Dites-nous quelle rénovation indispensable de la gestion communale nous proposez-vous ?

La liquidation des services publics pour tous par exemple ?

C’est ça qui aurait été intéressant de lire dans un débat d’orientations budgétaires.

Las, vous n’en dites rien.

Mes commentaires aux réponses de Monsieur le Maire suite aux questions posées par les élus du groupe Dynamique et Solidaire lors du Conseil municipal du 15 septembre 2015.

Question n°1 :
Le soir du 13 juillet, le bal a eu lieu place du fer à cheval loin des bars et des commerces alors qu’il y a une piste de danse place du 8 mai et du 11 novembre.
Du coup les deux bars et la pizzéria ont baissé leur rideau en signe de protestation.
Par ailleurs la Présidente du Comité des fêtes a démissionné.
M le maire, voyez-vous un rapport de cause à effet entre ces événements ?

Réponse de Monsieur le Maire :
La présidente du Comité des fêtes démissionnaire a pris soin de donner par écrit les raisons de sa démission. Elle a eu l’opportunité de prendre un emploi à temps plein qui nécessitait un investissement incompatible avec une fonction de présidente du Comité des Fêtes

Commentaire :
Madame la Présidente a eu l’opportunité de prendre un emploi à temps plein, nous sommes sincèrement heureux pour elle.
Mais à ce jour (18 octobre 2015), M. le vice-président, Mme la secrétaire et Mme la trésorière ont, eux aussi démissionné, soit 4 membres du bureau sur 5 !
Ça fait beaucoup. Il doit y avoir une cause à effet entre l’autoritarisme, le dirigisme du maire et de certains élus et ces démissions.
De plus, lors d’une Assemblée Générale, une nouvelle présidente a été élue ainsi qu’une secrétaire. Las, cette élection est fortement contestée.
Il semble évident que M. le maire qui avait dit d’entrée son aversion pour la démocratie participative préfère la manière forte et le passage en force. Enfin, comme dit Charles Rostang sur le site du Comité des fêtes « Ambiance thoroise » : « Je suis très content de voir renaître un comité des fêtes dynamique qui va redonner une vie active et une nouvelle image de notre village. Bon courage à tous les bénévoles. ».
Effectivement, du courage, il en faut. Quelle ambiance !

Question n° 2 :
La rentrée a eu lieu et les activités périscolaires vont reprendre. Lors de la précédente année scolaire, vous vous étiez engagé à ce qu’il y ait une rotation des plages consacrées aux TAP entre les trois écoles ; cela n’a pas été le cas ! Qu’en sera-t-il cette année ?

Réponse de Monsieur le Maire :
Les activités périscolaires ont repris depuis 10 jours maintenant. En 2014, nous nous sommes engagés à réaliser une consultation des écoles sur l’aspect de la rotation des plages hebdomadaires des TAP. Ceci a été réalisé démocratiquement, et par un vote dans chaque conseil de classe, courant du second trimestre. De façon majoritaire, les écoles ont retenu un non changement pour 2015/2016. Nous avons tenu à respecter ce vote.

Commentaire :
Qu’en pensent réellement les parents d’élèves ?

Question n° 3 :
Le très gros orage du 23 août a provoqué une inondation impressionnante de la chaussée sous le tunnel ferroviaire de la route de Cavaillon dont les conséquences auraient pu s’avérer dramatiques : pourquoi les pompes n’ont-elles pas été activées ?

Réponses de Monsieur le Maire :
Il convient de rappeler que lors du gros orage du 23 août dernier, il est tombé sur notre commune plus de 90 mm d’eau en moins de 90 minutes. Il s’agit d’un phénomène tout à fait exceptionnel.
Durant plus de trois heures, l’électricité d’une dizaine de communes aux alentours a été coupée. Ceci a eu pour conséquence un arrêt des pompes de relevage qui fonctionnaient, et donc a créé une accumulation d’eau sous le tunnel du chemin de fer, route de Cavaillon. Les pompes de relevage ne sont pas asservies à un groupe électrogène, et nous n’envisageons pas de le faire.

Question n° 4 :
Nous n’entendons plus parler du projet d’extension de l’EHPAD de notre commune, comprenant une unité Alzheimer. Celui-ci serait-il abandonné ?
Lors du mandat précédent, ce projet tenait à coeur à Mme BIHEL. Elle n’avait jamais de mots assez durs pour dénoncer les lenteurs de l’opération qui aura demandée au directeur de l’époque des mois de travail.
Nous souhaiterions, Monsieur le maire, que vous nous présentiez les initiatives que vous avez prises depuis avril 2014 pour faire avancer ce très important dossier de l’EHPAD.

Réponses de Monsieur le Maire :
Le projet d’extension de l’EHPAD, dont vous parlez, n’a pas pu voir le jour durant toute votre présidence de l’établissement. C’est donc à très juste titre que Mme BIHEL a dénoncé les lenteurs de ce dossier. Le non aboutissement de ce projet fut lié à son incohérence :
– En terme de dimensionnement (beaucoup trop important et limite gigantesque).
– En termes financiers puisque plus de 7 millions d’euros auraient été nécessaires pour le mener à bien.
– En termes d’incidences sur le prix de journée des pensionnaires.

L’Agence régionale de la santé et le Conseil général ont clairement indiqué leur opposition à ce projet. Le projet de l’unité Alzheimer n’a donc pas abouti, ce qui est regrettable.
L’EHPAD a connu, de plus, une absence de directeur durant 6 mois en 2014.
Depuis la nomination du nouveau directeur, en fin d’année 2014, nous avons revu complètement le projet de l’établissement. Deux audits (internes et externes) ont été réalisés et un nouveau projet d’établissement est en cours de finalisation afin de redonner une dynamique à notre maison de retraite. Le conseil d’administration, tenue en juin dernier, a validé ces projets.
L’unité Alzheimer verra le jour courant décembre de cette année 2015, au premier étage de l’établissement par une réaffectation des espaces. Les personnels affectés à cette unité sont en cours de formation.
Votre question me donne l’occasion de louer le travail de l’équipe d’encadrement sous la direction de Dominique CHARLIER avec qui nous travaillons en étroite collaboration et dans un climat de confiance.

Commentaire :
Tous ceux qui ont travaillé longuement sur le projet d’extension apprécieront de savoir que leur projet était « limite gigantesque ». Du coup, l’EHPAD du Thor qui avait perdu 40 lits suite à la fermeture du foyer logement, pour des raisons de sécurité, ne les retrouvera pas. Avec le projet défendu par Monsieur le Maire, notre EHPAD, d’une part, ne pourra pas proposer un service avec un suivi médical plus important, d’autre part ne créera pas d’emplois supplémentaires sur notre commune.

Question n° 5 :
Les Thorois le disent et vous l’écrivent : le centre-ville du Thor n’est plus nettoyé régulièrement comme il l’était auparavant. Vous avez fait campagne sur la propreté de la ville mais il semblerait que les méthodes que vous utilisez soient peu efficaces. Quelles mesures comptez-vous prendre pour mettre un terme à cette situation ?

Réponses de Monsieur le Maire :
La question du nettoyage des rues de notre commune est assez récurrente. Certains se souviennent des problèmes rencontrés et non solutionnés il y a quelques années.
Conscients des besoins, nous avons décidé de recruter un encadrant du service voirie qui a été sélectionné et sera opérationnel courant octobre 2015. La mission première de cet encadrant sera effectivement de revoir les méthodes qui sont en place depuis plusieurs années et qu’il convient de modifier.

Commentaire :
Il y a quelques années, les rues du Thor étaient propres. Des moyens conséquents avaient été déployés afin d’assurer un nettoyage régulier des rues de notre commune et notamment du centre-ville. Il semble que ce ne soit plus le cas.